Google ou Facebook : où chercher vos clients ?
Ce n'est pas une question de mode ni de génération : Google et Facebook ne vendent pas la même chose. L'un vend une intention, l'autre une attention. Choisir, c'est savoir laquelle votre métier exige.
Google : le client vous cherche déjà
Une personne qui tape « plombier urgence » ou « avocat divorce » a un problème maintenant et cherche qui va le résoudre. Sur Google, vous ne créez pas le besoin : vous vous placez sur son chemin. Conséquences directes :
- Les demandes sont mûres — la personne est prête à parler, souvent à signer.
- Le clic se paie au prix de la concurrence : tous vos concurrents visent les mêmes mots, et les enchères montent d'autant. Dans certains métiers (juridique, assurance, serrurerie), le clic seul coûte le prix d'un déjeuner.
- Le volume est plafonné par la recherche : s'il n'y a que cent recherches par mois dans votre zone, aucun budget n'en créera une cent-unième.
Facebook & Instagram : vous interrompez, donc vous devez séduire
Personne n'ouvre Instagram pour trouver un chauffagiste. Vous vous invitez dans un fil d'actualité — c'est une interruption, et elle a ses règles :
- L'attention coûte moins cher qu'un clic Google, et le volume est bien plus grand : vous touchez des gens qui ne cherchaient pas encore.
- Les demandes sont moins mûres : la personne a été séduite, pas décidée. Le rappel rapide et la relance font toute la différence entre une campagne rentable et une campagne « qui n'a rien donné ».
- Le visuel décide de tout : sur Google, on lit ; sur Facebook, on regarde d'abord.
Le choix par type de métier
- Urgence et pannes (plomberie, serrurerie, dépannage chauffage) : Google d'abord. Le besoin naît brutalement et se cherche — être trouvé vaut mieux que séduire.
- Projets qui mûrissent (rénovation, cuisine, panneaux solaires, pompe à chaleur) : les deux, avec des rôles différents — Facebook sème tôt dans la réflexion, Google récolte quand la décision approche.
- Achats de plaisir ou d'apparence (beauté, restauration, loisirs, décoration) : Facebook et Instagram d'abord — on n'y cherche rien, mais on s'y laisse tenter, et l'image y travaille pour vous.
- Clientèle d'entreprises (conseil, services B2B, logiciel) : Google sur les recherches précises, LinkedIn pour viser des fonctions et des secteurs — Facebook y est rarement le premier choix.
La vraie réponse : commencez par un seul, mesurez, puis ajoutez l'autre
Le piège du débutant est de s'éparpiller : deux régies, quatre campagnes, un petit budget partout — et aucun enseignement nulle part. Choisissez le canal qui correspond à la nature de votre demande (urgente ou mûrissante), donnez-lui un budget réel pendant un mois, mesurez le coût par demande — vous pouvez le comparer aux fourchettes constatées dans votre métier — puis, et seulement puis, testez le second canal avec ce que le premier vous a appris.